Devenir consultant, c’est choisir de devenir indépendant et de créer une entreprise dont l’objectif est de donner des conseils en stratégie dans un domaine précis. Vous êtes sollicité par d’autres entreprises pour les accompagner et propulser leur société. Vos compétences dans l’élaboration d’un business model ou vos connaissances dans la compétitivité et la croissance sont d’excellents atouts. Qu’est-ce que le consulting ? Comment devenir consultant ? Quel statut juridique choisir pour faire du conseil ? Nous répondons à toutes ces questions, suivez le guide !

Au sommaire

  1. Le consulting : définition, missions, dynamisme
    1.1. Qu’est-ce qu’un consultant ?
    1.2. Les missions d’un consultant
    1.3. Le consulting : une activité très dynamique
  2. Comment devenir consultant et créer son entreprise ?
    2.1. Devenir consultant indépendant : créer une micro-entreprise
    2.2. Créer une EIRL, une EURL, une SASU ou une SAS
    2.3. Le portage salarial pour un consultant
  3. Le consulting autrement : le cabinet de conseil ou la franchise
    3.1. Travailler dans un cabinet de conseil
    3.2. Être consultant franchisé

1. Le consulting : définition, missions, dynamisme

Le consulting est une activité qui existe depuis le XIXe siècle sous différentes formes à l’instar du taylorisme chez Ford. Le conseil aux entreprises offre aujourd’hui des compétences diverses qui englobent la stratégie, les ressources humaines, le marketing, le système d’information, etc.. Le domaine d’intervention d’un consultant demeure l’entreprise. Les particuliers doivent faire appel à un coach pour développer certaines aptitudes. Ce n’est pas le même métier.

1.1. Qu’est-ce qu’un consultant ?

Le consultant est un professionnel extérieur à l’entreprise qui le sollicite. Il accompagne cette dernière à l’aide de son expertise pour améliorer la compétitivité de l’affaire. Pour exercer dans le consulting, cela requiert certaines aptitudes : la communication, l’adaptabilité et les capacités d’analyses spécifiques sont les plus importantes. L’expérience dans un domaine est aussi un atout essentiel. Un consultant qui propose des services dans de multiples spécialités est peu attrayant pour une entreprise qui a besoin d’une expertise bien précise :

  • La finance avec un audit comptable ;
  • Le management avec un audit des processus, la gestion des ressources humaines, etc. ;
  • L’innovation technologique ;
  • L’IT pour Information Technology
  • Le référencement avec un audit du site internet ;
  • Le patrimoine ;
  • Etc.

1.2. Les missions d’un consultant

Lorsqu’un consultant intervient dans une entreprise, il procède de la façon suivante :

  • Il réalise un ou plusieurs audits pour dresser un état des lieux de la situation ;
  • Il définit ce qui fonctionne et les problèmes à résoudre pour améliorer le contexte ;
  • Il établit un bilan de remédiations à apporter à l’aide d’un plan d’actions  ;
  • Il cible les besoins humains et financiers pour déployer cette mission ;
  • Il implémente le processus déterminé ;
  • Le tout est effectué en collaboration avec l’équipe dirigeante et les salariés de la société ;
  • Il forme le personnel aux nouvelles méthodes ;
  • Il surveille les évolutions et il évalue les résultats pour réaliser un reporting dont les indicateurs clés de performances sont déterminés avec l’entrepreneur.

1.3. Le consulting : une activité très dynamique

Le consulting est une activité très dynamique. Le conseil aux entreprises offre l’opportunité de créer de nouveaux métiers. Cela va très vite aujourd’hui, les missions évoluent selon les besoins des sociétés et avec la digitalisation des process, la multiplication des e-commerce et la réglementation à suivre (RGPD, CNIL, etc.). Le conseil en stratégie et en IT est très sollicité.
Les dirigeants de sociétés investissent dans les capacités des consultants à apporter une plus-value à leur entreprise.
Selon l’INSEE et différentes études statistiques, le nombre de consultants indépendants a presque triplé au cours de ces 10 dernières années.

La demande est forte de la part des entreprises qui doivent s’adapter à une nouvelle conjoncture mondiale (pandémie liée à la Covid-19, digitalisation des sociétés, travail hybride, etc.).

2. Comment devenir consultant et créer son entreprise ?

Pour devenir consultant indépendant, vous devez créer votre entreprise. Pour cela, vous allez réfléchir et élaborer un business plan et un business model, puis vous définissez votre statut juridique en fonction du chiffre d’affaires que vous escomptez obtenir puis, vous choisissez-la domiciliation de votre siège social (pensez à être stratégique sur cette sélection, suivez nos conseils sur la question !).

2.1. Devenir consultant indépendant : créer une micro-entreprise

Pour devenir consultant, plusieurs options s’offrent à vous selon différents critères. Dans un premier temps, vous définissez votre statut juridique, vous pouvez créer une micro-entreprise pour commencer et tester votre activité sans prendre de risques financiers.
Vérifiez bien le plafond annuel de chiffre d’affaires et les avantages au niveau de la TVA.

La micro-entreprise offre l’opportunité d’exercer le métier de consultant en étant salarié.

2.2. Créer une EIRL, une EURL, une SASU ou une SAS

Si vous optez pour un de ces statuts juridiques d’entreprise individuelle en votre nom propre pour l’EIRL ou pour une société unipersonnelle (EURL, SASU), ou une SAS, c’est que vos objectifs sont conséquents.
Votre expérience et votre réseau vous donnent l’opportunité de déléguer certaines tâches et d’escompter un chiffre d’affaires plus important. Renseignez-vous auprès d’un expert-comptable pour la gestion des points suivants :

  • Le capital social ;
  • La protection sociale ;
  • Les accords d’organisation ;
  • La séparation des patrimoines ;
  • Etc.

2.3. Le portage salarial pour un consultant

Au début d’une aventure entrepreneuriale, les doutes sont nombreux. Le portage salarial est une solution pour lancer une activité de consulting. Le principe est le suivant : vous bénéficiez d’un contrat de travail et vous êtes salarié. La société récupère le gain de vos prestations et vous le reverse sous forme de paies mensuelles en retenant une contribution. Elle gère toutes les démarches administratives et envoie tous les mois un bulletin de salaire. Le consultant cotise alors pour le régime général et l’assurance chômage.
Cette pratique est rassurante et le consultant peut exercer librement son activité sans rendre de comptes.

3. Le consulting autrement : le cabinet de conseil ou la franchise

Un consultant n’est pas forcement freelance, il peut très bien intégrer un cabinet de conseil comme il peut devenir franchisé.

3.1. Travailler dans un cabinet de conseil

Si vous intégrez un cabinet de conseil, c’est que vous souhaitez travailler au sein d’une équipe organisée qui applique des stratégies aguerries. Les bureaux de consulting possèdent une certaine notoriété et des réseaux puissants. Leurs missions nécessitent souvent l’intervention de plusieurs consultants pour une même société et cela sur de gros projets à long terme.
La relation entre un entrepreneur et un consultant indépendant est différente, ce dernier peut établir un lien de confiance et de proximité. C’est moins évident de le faire quand on travaille avec un cabinet de consulting. De plus, les honoraires d’un freelance sont moins élevés du fait que le coût d’une structure comme celle d’un cabinet n’est pas inclu.

3.2. Être consultant franchisé

Pour travailler avec une franchise, vous devez vous acquitter de droits d’entrée et d’une redevance mensuelle. Vous payez le fait d’exercer du consulting au nom d’une marque. En contrepartie, vous bénéficiez de :

  • La notoriété de l’enseigne ;
  • D’un réseau déjà établi et dynamique ;
  • D’une communication bien implantée ;
  • De formations professionnelles.

Pour devenir consultant, la voie universitaire et celle de l’expérience représentent deux options intéressantes. Des compétences de communication et une expertise pointue dans un domaine sont incontournables. Pour créer votre entreprise et être indépendant, découvrez nos articles !